lundi 7 mai 2007

Il est parfois des évidences qui fâchent, qui déçoivent ; la justesse socialiste, entendue comme un idéal sublimé, désiré, romantique mais qui trop souvent malheureusement est demeuré mystique, n'a plus ni large ni même faible audience.

La belle France de l'éphémère 36, celle encore de la libération gaulliste (où du C.N.R.), celle même des jeunesses (momentanément) révoltés (plus que rebellés) des fragiles années glorieuses demeure dans nos livres d'histoire.

Puis cette France gauche qui s'aveugle à vouloir trop éclairer, qui fait tant espérer et qui déçois tellement sous la tutelle mitterrandienne; déjà réaliste, ordinaire et prosaïque sous le riche héritier antiquaire, plus terre à terre sous Bérégovoy, et puis les autres...
La gauche de Jospin, toujours de moins en moins passionnée, mais au bilan malgré tout plus socialiste que ses aïeuls, discréditée, rejetée, incomprise (ou jalousée ?) ... Somme toute, triste bilan...

La gauche progressiste, il faut l'admettre, ne fait plus rêver beaucoup de monde. Elle reste fantasmé, fragmenté, trop indéfinie pour rassurer, pour rassembler. Là où les capricieux antilibéraux se sont ridiculisés et ont décrédibilisés leurs électeurs (et ceux du référendum), les socialistes n'ont pas à rougir. Désunis eux aussi, ils ont au moins eu la clairvoyance de ne pas être plusieurs à quémander le suffrage du peuple.

En dépit de mes propos et des amertumes, je reste très attaché aux idéaux socialistes ( les véritables idéaux, donc ceux plus proches d’Olivier Besancenot) et ceux de Ségolène ne me choquent pas tant que ça. Plus d'Etat serait un plus selon moi, la nationalisation de précieuses industries me semblerait pertinente, mais malgré tout, le programme de Mme Royal demeurait toujours mieux que celui du nuisible adversaire.
Confieriez-vous le pouvoir à cet homme ?
Le pouvoir politique, économique, médiatique (qu'il asservi déjà) …. mais surtout le pouvoir militaire ?
Le laisseriez-vous être en charge de l’arme atomique ?
A ces questions les Français ( une partie) ont dit oui.

Finalement les appels au centre répondaient à quoi ?
Certes à la nécessité de battre le pugnace sur talonnettes, mais aussi sur la lecture moins romantique et plus en accord avec une majorité de citoyens. Aprés tout la France sort de douze ans de chiraquie … le plus grand squatteur et escrocs de France, mais peu de français semblent lui tenir rigueur de la triste façon dont il à « gouverné » la France.

L’obligation de battre l’Iznogoud de Neuilly, d’éviter le pire de réunir obligeait à des compromis, et seule Ségolène le pouvait.
Ségolène qui tentaient de rassembler plutôt que de diviser restait un rempart face aux menaces du Savonarole vichyste et plaintif, face à celui qui propose un nouvel Etat français où les références à la France du Maréchal sont trop flagrantes.

La France a les dirigeants qu’elle mérite.
La France a le peuple qu’elle mérite.

Le joli programme de la France de la ville thermale promet un bel venir à nos jeunesses et rassure nos papys-mamies... c'est l'essentiel.

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