Au sens initial une émeute désignait une émotion.
Les manifestations de protestation et les violences consécutives à la victoire du petit maltais semblent traduire un nouvel engagement de la jeunesse pour la "chose publique" même si elles sont en réalité contre productives.
L’émotion populaire, et ses effets induits sur nos vitrines et voitures, suite au résultat du 6 mai relèverait des mouvements d’extrême gauche, en particulier de la L.C.R. .
Quelles sont les raisons profondes de ces manifestations ?
Quelles en sont leurs répercussions ?
L’insurrection réelle, puissante, complète, repose sur des nécessités conjoncturelles, sur des besoins primaires insatisfaits, sur des frustrations, des injustices, des inégalités…Mais le mythe d’une révolution pour renverser un système ou un homme politique contesté est, nous le savons tous, une fable.
Ces manifestations ont pour conséquence de discréditer, de décrédibiliser la gauche toute entière et participent au réconfort qu’on les gens d’avoir voté NS au lieu de l’apparatchik Ségolène Royal.
La gauche se tire dans les pattes, ce n’est pas nouveau. Là où NS à réussi à réunir la droite, à regrouper et fédérer autour de sa personne les valeurs des diverses droites, l’appareil socialiste a été incapable de construire une image cohérente, harmonieuse et raisonnée.
Seule l’émergence de SR a semblé pouvoir résister aux impasses politiciennes du PS et à offert une alternative qui pouvait combler les déficiences du parti.
Alors quel sens donner aux agitations des premières nuits de l'ère sarkozienne ?
La démocratie a parlé, et même si elle reste imparfaite, critiquable, défectueuse, déficiente en somme, médiocre, elle demeure légale et surtout légitime. Elle demeure l’héritage de notre histoire, de nos aïeuls, de leurs combats afin que les femmes et les hommes puissent s’exprimer.
Qu’elle soit biaisée change t-il la donne ?
Non, parce qu’il en a toujours été ainsi. Déjà le tirage au sort athénien avait ses limites ; tout le monde n’était pas citoyen. La belle Révolution Française a elle aussi rapidement perdue ses idéaux. Peu on suivit Gracchus Babeuf.
Les « résistances » ne sont que sporadiques, mais elles sont malsaines parce que là où l’antilibéralisme s’agite, le peuple est déjà fatigué, asthéniésé, peu concerné… Parce qu'ici les médias ont remplacé l’Eglise, et le peuples n’aspire plus au ciel mais rêve désormais à un avenir meilleur, à un idéal vendu et sans cesse diffusé, et fait fi d'une propagande permanente où le suisso-belge Johnny quasi panthéonisé reste le prophète de foules peu ambitieuses et peu exigeantes.
Il n'en résulte pas moins que la majorité demeure la référence et si les opposants et séditieux n’admettent pas cet axiome ne sont-ils pas eux (aussi) de dangereux fasciste intolérants ?
Que proposent-ils ? Un nouveau suffrage censitaire ? Parce que le peuple n’aurait rien compris et que eux seraient légitime ?
Le sens de ces « émotions » reste délicat parce qu’il se fonde sur un sentiment fallacieux d’injustice alors que les français ont définitivement et démocratiquement élu NS Président de la République Française.
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