lundi 14 mai 2007
Si l' intervention directe de notre bilbo national est difficile à prouver, il n'en reste pas moins que l'acte de censure ou d'auto-censure demeure bien là.
De belles perspectives s'annoncent pour nos prochains jours. L'ochlocratie du 6 mai nous livre à un système inquiétant, malsain, impropre en définitive à sereinement représenter la France (mais pas les Français).
Belle démocratie imparfaite...
Si le gouvernement ne devrait être composé que de 15 ministres et être "ouvert", il risque de compter à ce rythme plus de socialiste que d'hommes de l'UMP ou l'UDF
La droite décomplexée version Sarkozy se veut fidèle aux propos racoleurs, démagogues, dépassés mais présentés comme moderne (?) de notre président-hobbit. Le prochain gouvernement sera "ouvert". Super. On voit à quoi servent les convictions. A en changer.
Autour de François Fillon (super glamour non ? ) et de Claude Guéant, ce seront Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, François Baroin et Brice Hortefeux voire Jean-Claude Gaudin, ou Pierre Méhaignerie les responsable de notre beau pays.
Parmi les judas de l'UDF Gilles de Robien et Hervé Morin peuvent espérer quelque chose alors que Borloo demeure obliger de prendre une douche chaque jour pour obtenir un ministère.
Quant au maire de Bordeaux, Alain Juppé, il devrait hérité d'un super ministère regroupant l'environnement, l'énergie, le développement durable, , les transports... Le "meilleur d'entre eux" risque de ne pas avoir assez d'heures dans la journée pour faire tout ce qu'il devrait. C'est impensable de confier à un seul ministère autant de responsabilité.
"Si on a besoin de refonder un grand parti de la gauche, c'est qu'il y a un problème."
"Quand il y a un problème, on est tous responsables à la mesure de la responsabilité qu'on a exercée. Plus la responsabilité est grande, plus on est responsables"."Le Parti socialiste, au cours des cinq dernières années, depuis l'échec de 2002, a été incapable de se renouveler", a-t-il déploré. "Je pense que c'est le responsable principal", a-t-il ajouté en référence à François Hollande.
De l'agressivité, de la confusion, de la frustration, du dépit même, transparaissent dans les propos de DSK. De la contradiction aussi, où plutôt de l'imprécision.
En critiquant FH sur sa proposition de créer un grand parti de gauche, DSK souligne que cette manœuvre n'est nécessaire qu'à partir du moment où il y à un problème.
Ce n'est pas un mais de nombreux problèmes qui assaillent le PS; incapacité à définir collectivement de réelles perspectives politiques, médiocrité de leur programme, aucun nouveau projet de vie proposé, luttes intestines violentes entre cadres du PS, des primaires trop tardives qui ont fournit à la fois à NS les arguments contre SR et des idées reprises dans son programme présidentiel,(...) enfin la défaite cinglante du 6 mai ne constitue t-elle pas le principal problème de la gauche ?
La position de FH s'inscrit dans un pragmatisme politique qui n'aurait pas dus déplaire à DSK, lui grand chantre auto-déclaré de la social-démocratie. Accusant FH des maux que connait actuellement le parti, que reproche réellement DSK à FH ?
Le fait que ce soit SR qui est été désigné par les militants ?
Les victoires aux élections régionales et européennes n'avaient pas inspiré à DSK les mêmes jugements sur les responsabilités du PS.
DSK n'est pas indispensable au PS, ni même à la gauche, contrairement à ce qu'il pense. Au demeurant il est dommageable qu'il en soit si convaincu.
Adversaire plus que partenaire, quel visage s'offre un DSK pourfendeur de FH au moment où le PS doit se reconstruire rapidement à défaut de ne pas sombrer
"PARIS (Reuters) - Les Verts ont rejeté l'accord électoral que leur proposait le Parti socialiste pour les législatives, a-t-on appris auprès d'une porte-parole à l'issue d'un Conseil national interrégional du mouvement."
On se demande bien pourquoi le parti des Verts ne décolle pas. Quelles logiques animent ce parti qui tout droit se dirige vers la sortie... Dépassé en audience par l'épiphénomène hulotien, les Verts, incapables d'avoir une politique cohérente, n'aspirent pas à la confiance.
Voulant éviter la confusion des genres et ne pas se fondre avec le PS, leur allégeance antérieure les a sinon discrédités du moins déconsidérés en tan que force indépendante.
Obtenir le quorum minimum de 21 députés sur 577 candidats relève du challenge difficile à réaliser.
Néanmoins les Verts ne semblent pas constituer une menace pour le Ps; en définitive ils semblent n'être une menace que pour eux-mêmes.