"PARIS (AFP) - Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a confirmé jeudi la rupture avec François Bayrou indiquant, après avoir été reçu par Nicolas Sarkozy, ne plus avoir "de contacts" avec le président centriste.M. Morin avait rejoint avec deux autres personnalités de l'UDF, le ministre de l'Education, Gilles de Robien, et le député André Santini, l'état-major de l'UMP réuni autour du président élu et de ses proches."
La fidélité... quelle belle valeur n'est-ce pas ?
Comment accordé du crédit à ces hommes de l'UDF qui en masse se rallient à NS ? Quelle loyauté envers l'homme qu'ils soutenaient (bien que ce soit moins vrai pour de Robien et Santini) ?
Aux regards de ces affiliations, de ces allégeances, le crédit et la considération portée sur ces hommes parait bien triste. Pâle démocratie, triste république où les idéaux ne sont plus que temporaires, limités par les échéances électorales.
Bien sûr le triomphe de l'idéologie libérale demeure; ainsi pensent-ils encore que l'intérêt général réside toujours dans la somme des intérêts individuels. Quelle belle leçon de realpolitik bien combinée et bien argumentée puisqu'elle s'appuie sur l'adhésion des français au rebelle de Neuilly.
La situation de François Bayrou devient difficile. Parce qu’à la perte de ses « fidèles » parlementaires, désormais il devra aussi faire face à l’antipathie médiatique dominante. La disgrâce de ses hommes confirme et renforce la puissance de NS, qui dorénavant doit museler et étouffer FB. Et quand bien même FB arriverait à présenter dans chacune des circonscriptions de France un/une candidat(e) aux prochaines élections législatives, il lui faudra acquérir un nombre de sièges suffisamment important pour pouvoir espérer jouer le rôle d’arbitre politique qu’il se voit tenir.
Les législatives sont la clé de son avenir. Si le Mouvement Démocrate n’obtient pas assez de sièges, l’anonymat guette notre agrégé ; par contre avec un quorum de députés imposant il peut se rapprocher de la Gauche tendance Dominique Strauss-Kahn et pourquoi pas composer un contre pouvoir parlementaire face à la machine UMP Ainsi l’avenir de FB, mais aussi d’une partie du PS réside en ces prochaines élections (dixit DSK sur France Inter ce matin "les Français doivent avoir en face d'eux une gauche crédible peu importe les alliances").
Mais le charisme de FB se doit d’être plus ample s'il veut que l'adhésion de ses 7 millions d'électeurs demeure. De son côté le PS offre un triste visage pire que celui du mauvais joueur, celui du mauvais perdant.
L'ambition des hommes du parti, la frustration de certains (en particulier DSK) finalement rassurent certains dans leur choix d'avoir voté pour le candidat d'en face. Gauche imbécile qui n'est même pas capable de voir qu'elle a perdu toute seule ces élections.
On est heureux de voir que Dominique Strauss-Kahn se déclare disponible pour rénover le PS , mais qu’a-t-il fait durant les cinq dernières années ? et durant la campagne n’a-t-il pas marmonné et bougonné parce que les militants du PS l’avait écarté ?
Au final tout espoir reste hypothétique et virtuel dans la mesure où ici personne n’apparaît suffisamment légitime pour se poser en rassembleur, en fédérateur, face au dernier vainqueur des présidentielles.
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